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Bienvenue dans l'univers de Patrick Watson! un univers qui, comme l'indique très justement son titre, doit être situé tout près du paradis... en tout cas, tout porte à le
croire à l'écoute de cet album.
Patrick Watson est un groupe canadien qui porte le nom de leur leader et chanteur, Patrick Watson... Je sais, c'est un peu compliqué :-) . On comprend vite en écoutant l'album ou en regardant
leurs performances scéniques la raison d'un tel choix : à chacune de leurs apparitions, toujours revêtu d'une horrible casquette de chasseur, il vient habiter et redessiner chacune de leurs
compositions. Il est de ces artistes que l'on voit habités et portés par leurs chansons...
Cet album, c'est un peu comme si les Pink Floyd, les Beatles, Radiohead, Johanna Newsom et Tim Burton se réunissaient pour faire un album mélangeant pop, folk et un peu de rock .... Chaque
chanson est habitée par une atmosphère fantastique qui peut se montrer tour à tour merveilleuse ou inquiétante.
On se promène ainsi de The great Escape, chanson tragique à la mélodie soyeuse, à Giver, chanson noyée dans des sonorités paradisiaques, en passant par The Weight of the
World et ses voix aux intonations diaboliques. La variété de leurs compositions et cette capacité à créer des univers sonores ne peut que plaire aux rêveurs qui, comme moi, s'échappent
grâce à la musique d'un quotidien des fois un peu trop concret.
Pas de doute Patrick Watson (le chanteur) est un très grand artiste qui va encore illuminer les prochaines années musicales... Je vous conseille l'interview dans le "Tout le monde en parle"
locale, dans laquelle il répond dans un Anglo-Quebecois amusant mais qui casse un peu le mythe !
Cette année 2007 aura été, pour moi, l'année de la découverte de l'electronica et de l'ambient, styles moins dansants de la musique électronique mais qui s'avérent totalement hypnotiques si on
se laisse aller.
Voici trois titres qui m'ont complètement retourné le cerveau :
Après avoir fait le tour des sites web spécialisés en musique et des différents classements, le LCD Soundsystem sort grand vainqueur de l'année 2007 avec son album Sound of Silver. Pas
grand chose à redire... j'ai adoré cet album qui est à la fois ultra classe et funky à souhait. Alors voila un petit retour en arrière avec Losing my Edge (2002), premier gros tube du
projet de James Murphy.
Un clip dont il n'a pas du sortir indemne...
Après la pochette plutôt repoussante des Modeselektor, il fallait que je trouve une photo plus agréable à contempler... rien de mieux que le joli visage enfantin de la canadienne Basia Bulat. Bien sûr, ce n'est pas la seule raison qui m'amène à vous en parler ici : j'ai vraiment été emballé par son premier album, Oh My Darling, sur lequel elle fait preuve d'un talent et d'une maturité assez bluffants pour un premier essai.
Alors que l'on nous inonde à la télévision de dizaines de pseudo chanteuses confondant hurlement et émotion, ou bien faisant preuve d'un déficit avéré de sincérité (La nouvelle petite amie de
notre président par exemple... :-)), cette jeune chanteuse fait, dés son premier album, une démonstration de bon goût et de sincérité.
Je suis tombé sous le charme de cette voix un peu abîmée. Pour la petite histoire, elle était aphone avant l'enregistrement, ce qui explique cette voix un peu cassée. On peut espérer
qu'elle attrape une bonne grippe avant le prochain album pour rendre sa voix encore plus sensuelle...
Ce disque est un concentré de fraîcheur. Bien qu'il se situe
assez loin des questions existentielles de Cat Power ou des montagnes sinueuses du dernier PJ Harvey, il s'en dégage de très belles émotions qu'elle nous délivre avec beaucoup de légèreté, sans
jamais tomber dans la facilité.
L'album s'ouvre avec Before I knew sur laquelle la jolie chanteuse (cf. photo de droite... et oui...) est uniquement accompagnée d'un banjo et de rythmiques réalisées
avec les mains. Ce procédé donne beaucoup de spontanéité et de simplicité aux compositions de la jeune canadienne. On retrouve ce même dépouillement sur les titres Little Waltz et
December, mais dans un style plus classique cette fois-ci. Ce sont sur les titres I was a Daughter ou bien Snake & Ladders que les orchestrations se montrent plus
fournies et plus travaillées. Ces titres sont les plus entraînants de l'album et sont dotés d'une véritable énergie rafraîchissante. The Pilgriming Vine est la chanson la plus folk
mais aussi la plus complexe de l'album. Elle est, pour moi, la plus révélatrice du talent de compositeur de la jeune chanteuse et de sa capacité à orner les mélodies d'orchestrations très
classieuses.
Après Arcade Fire, Godspeed you! Black Emperor, Patrick Watson ou bien Malajube, Basia Bulat nous prouve encore une fois que nos cousins Canadiens regorgent de talents. Et pendant ce temps là,
en France.... rien ou presque... Dans tous les cas, voila un album à apprécier au cours de promenades hivernales ou de soirées bien au chaud.
Avant de se souhaiter une bonne année, j'avais vraiment envie de revenir sur cet Happy Birthday envoyé en pleine face par les Modeselektor. Des anniversaires comme ça j'en redemande...
Voilà un album qui n'est pas de circonstance en cette période de Noël mais qui aurait au moins mérité le même tapage médiatique que celui qui entoure l'album de Justice.
Ici, pas de joyeux anniversaire avec papi-mamie mais un anniversaire avec des grosses basses, des bons sons synthétiques et des invités remis à la sauce Modeselektor (TTC, Paul St Hillaire, Les
Puppetmastaz, Siriusmo, Thom Yorke ...)
Les Modeselektor sont deux allemands, environ la trentaine chacun, qui commencent à avoir une belle réputation dans l'univers de la musique électronique. Leur style est assez unique, basé sur
des basses gonflées à bloc, un son assez lourd et la présence de nombreux artistes leurs permettant de produire des titres assez variés.
Il y a tout dans cet album... Pour les basses bien marquées et les synthés à tout va, les titres Godspeed et Deboutonner (Feat. Siriusmo) sont des classiques du style
Modeselektor. Let Your Love Grow (Feat. Paul St. Hillaire) est terriblement hypnotique et la voix de Paul St Hillaire vient parfaitement se fondre dans les vagues sonores des synthés.
Pour les amateurs d'électronica et de musique cristalline plus subtile, Edgar est un modèle du genre. Et puis il a The White Flash (Feat. Thom Yorke) dans laquelle, une fois
encore, maître Thom donne une leçon de musicalité et vient éclabousser le titre de toute sa classe.... Enfin, pour le côté hip-hop, on se tournera vers The Dark Side Of The Sun (Feat.
Puppetmastaz) dans laquelle les marionnettes déjantées viennent parfaitement répondre de leurs voix nasillardes aux sons électros.
Ce disque a été pour moi une très bonne surprise. Sa variété, la qualité des artistes présents et l'énergie qui l'anime en font l'une des toutes meilleures sorties électros de l'année. Allez!
je repars faire vibrer les fenêtres avec une injection de grosses basses signées Modeselektor.
Voila un drôle d'oiseau qui est venu éclairer mon année musicale. En deux albums, Armchair Apocrypha (2007) et The Mysterious Production of Eggs (2005), cet illustre inconnu
s'est mué en artiste essentiel de ma discothèque.
Andrew Bird fait partie de ces artistes d'exception capables sur un album, de composer une douzaine de mélodies ciselées et de les orner d'arrangements d'orfèvre. Aujourd'hui, il fait partie,
avec Sufjan Stevens, des songwriters les plus créatifs et surtout les plus talentueux...
Le plus remarquable c'est ce mélange d'élégance dans les sonorités, de rêverie dans les textes et d'une incroyable faculté à se renouveler. Les instruments se mélangent et se répondent sans
jamais se perdre dans la surabondance et la grandiloquence.
Et puis il y a ce sifflotement qui ferait pâlir de honte le moindre rouge gorge. Car rares sont ceux dont le sifflotement vient embellir de cette manière la musique.
Cette pochette est magnifique! (L’autre l'est beaucoup moins, cf. ci-dessous)... le plumage soyeux et le côté énigmatique donnent une bonne idée du contenu de cet album.
Imitosis met, des le début de l'album, la barre très haute avec un refrain pop tubesque et une voix très groovy (je n'ai que ce mot en tête....). Armchair est pour moi le
Morceau avec un grand M d'Andrew Bird... celui où son talent éclate au plein jour et qui me laisse rêveur à chaque fois que je l'écoute. Il y a tout dans ce morceau... romantisme, poésie,
délicatesse et enfin des changements de rythmes incroyables... enfin bref ... un morceau qui se découvre à chaque écoute et qui est digne des plus grands morceaux de bravoure. Et puis il a aussi
les sonorités féeriques de Plasticities, l'ambiance montante de Dark Matter et l'envoûtant Cataracts, morceau dont le dépouillement est teinté d'une grâce
exceptionnelle.
Cet album est sorti 2 ans auparavant mais je les ai découvert en même temps. Il m'est donc difficile de les dissocier. Cependant, celui-ci est plus intimiste et plus délicat. Les
orchestrations sont plus discrètes ce qui le rend moins rythmé mais encore plus touchant.
On peut citer la douce ballade Sovay, Fake Palindrome et ses influences orientales ou bien le tendre et raffiné MX missile. Et puis, il y a les deux titres
génialissimes A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left et Fake Palindromes.
The Happy Birthday Song vient clore l'album d'une douce et mélancolique chanson d'anniversaire.
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