Album

Jeudi 1 mai 2008

10 ans déjà que Portishead a décidé de s'éclipser... On ne les attendait plus vraiment quand l'annonce de ce troisième album est arrivée. Difficile d'imaginer à quoi pouvait ressembler la musique de Portishead en 2008.  Et puis, au cours de ces 10 ans le Trip Hop s'est doucement éteint avec le choix de Tricky, Archive et autres Massive Attack de prendre des directions diverses et variés. Mais voila, ces 10 ans ont semblent-elles été riches en émotions et en intensités pour Beth Gibbons et ses compagnons. Et donc Third est maintenant sorti...

Dummy avait déjà été une petite révolution dans mon univers musical. Je reste toujours aussi perdu et grogis en écoutant le fabuleux Roads. Mais cette fois ci Third ne montre pas une voie, Third est un gouffre. Ecouter cet album n'est pas quelque chose d'anodin. Il s'agit du genre d'album qui vient doucement vous glacer le sang. Une expérience qui vient rappeler les premières écoutes de Kid A de Radiohead ... les premiers frissons de Idiothèque.  Portishead passe à mon avis dans une autre dimension avec cet album. Il y a un mélange entre des mélodies d'une mélancolie glaciale, des rythmes syncopés et une émotion à fleur de peau. Et bien sûr il y a la fragile et atmosphérique Beth Gibbons qui vient hanter chaque recoin de cet album. Third est un album qui joue continuellement avec les destructurations des sons et les ruptures dans les rythmes, le tout accompagné de mélodies implacables.

Le premier single de cet album est insensé... il s'agit de Machine Gun. Ce choix montre bien la mentalité du groupe car je ne vois pas comment ce titre peut passer à la radio. Les percussions sont lourdes et viennent tout au long du morceau percuter nos petits tympans pendant que la voix de Beth gibbons vient doucement contraster avec cette violence. Et puis il y a ce passage pendant lequel elle s'arrête de chanter et où les percussions commencent à se distordre.... je ne m'en remets pas !! The Rip dans un style plus classique est un bijou de poésie et vient rappeler le titre Mysteries chanté en solo par Beth Gibbons il y a quelques années.  Et puis j'ai aussi été scotché par Magic Doors. On y entend des rythmes un peu orientaux et puis soudain un grincement, une rupture et la voix de Beth Gibbons qui reprend le dessus... c'est grand... trés grand.

A noter que l'on entend un  banjo sur cet album.... le premier groupe de trip hop qui joue du banjo.... c'est trés rare ! :-)

While, white horses,
They will take me away,
And the tenderness I feel,
Will send the dark underneath,
Will I follow?
(The Rip)

 

Il n'y a pas dix albums de ce calibre par an et même par décennie... Un album qui bizarrement peut vous faire briller les yeux et vous laisser un petit sourire au creux des lèvres signifiant que quelque chose de spécial s'est produit. Cela fait du bien de temps en temps de ressentir ce genre de choses ...



Machine Gun



The Rip



We carry on



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Vendredi 18 janvier 2008
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La musique n'est ici qu'un prétexte pour vous parler de ce film passionnant. C'est un road-movie réalisé par Sean Penn retraçant le parcourt d'un jeune américain ayant décidé, à la fin de ces études, de prendre la route sans argent et sans véhicule en direction de l'Alaska (il s'agit d'une histoire vraie). L'histoire met en scène son rejet de la société moderne et son rêve de trouver un bonheur plus authentique à travers la nature et la solitude. Ce film pousse au voyage, à la méditation et à changer notre point sur nos relations aux autres. Car c'est aussi un voyage intérieur que ce jeune américain entreprend, à la recherche de vérité et d'authenticité dans sa vie.

Et puis la photographie est sublime tout au long du film... La musique composée par le chanteur du groupe Pearl Jam, Eddie Vedder, mélange de folk et d'americana, accompagne merveilleusement le film.




" Wind in my hair, I feel part of everywhere
Underneath my being is a road that disappeared
Late at night I hear the trees, they're singing with the dead
Overhead... "
Eddie Vedder - Guaranteed


  • Images du film accompagnées par la chanson Hard Sun :




  • BO du film :
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Mardi 15 janvier 2008
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Tri Repetae est sûrement l'album qui a le plus métamorphoser ma façon d'écouter la musique et qui m'a le plus ouvert vers des sonorités qui m'étaient étrangères jusqu'alors. Rien ne me laissait présager de telles sensations à la vue d'une pochette d'une très grande sobriété...

Autant prévenir tout le monde, cet album est difficile à aborder... Lors de mes premières écoutes je n'ai pas pu allait au-delà de deux-trois titres d'affilé. Tout me semblait répétitif, sans mélodie et terriblement soporifique. Mais voila... j'ai persisté et j'ai fini par comprendre que la musique d'Autechre n'est pas, à proprement parler, une musique à écouter mais qu'il s'agit en réalité d'une musique à ressentir.  Chaque morceau demande un certain effort pour être apprivoisé mais vient, en retour,  vous submerger, une fois l'apprentissage passé. Tri Repetae, c'est l'album cérébral par excellence... rien ne sert de l'écouter en faisant la vaisselle ou en travaillant... Ce disque est à écouter seul avec un casque, les yeux fermés et l'esprit ouvert à des sons qui ne manqueront pas de vous envahir.

Comment définir la musique d'Autechre? Tout repose sur l'idée que chaque son contient une émotion qui lui est propre. Ils travaillent donc chaque texture sonore et chaque rythmique dans le seul but d'en faire ressortir l'éclat et en dehors de tout objectif mélodique. Au final, on a une musique souvent assez lente, froide et désincarnée, parfois proche de l'ambient, et qui vient  créer des atmosphères incroyablement évocatrices. Les rythmiques et les sons viennent s'entrechoquer et les boucles hypnotiques s'assemblent dans une substance sonore empreinte d'une sorte de mélancolie.

Vous l'aurez compris cet album est ma référence en musique électronique (avec les albums de Boards of Canada). On est bien loin des musiques electros passées en boite de nuit mais, selon moi, c'est ici que la musique électronique dévoile ce qu'elle a de plus novateur et de plus puissant. 

Je  n'ai trouvé que deux morceaux sur le net  (un sur la HypeMachine et l'autre sur Deezer) :





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Vendredi 4 janvier 2008
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Bienvenue dans l'univers de Patrick Watson! un univers qui, comme l'indique très justement son titre, doit être situé tout près du paradis...  en tout cas, tout  porte à le  croire à l'écoute de cet album.

Patrick Watson est un groupe canadien qui porte le nom de leur leader et chanteur, Patrick Watson... Je sais, c'est un peu compliqué :-) . On comprend vite en écoutant l'album ou en regardant leurs performances scéniques la raison d'un tel choix : à chacune de leurs apparitions, toujours revêtu d'une horrible casquette de chasseur, il vient habiter et redessiner chacune de leurs compositions. Il est de ces artistes que l'on voit habités et portés par leurs chansons...

Cet album, c'est un peu comme si les Pink Floyd, les Beatles, Radiohead, Johanna Newsom et Tim Burton se réunissaient pour faire un album mélangeant pop, folk et un peu de rock .... Chaque chanson est habitée par une atmosphère fantastique qui peut se montrer tour à tour merveilleuse ou inquiétante.

On se promène ainsi de The great Escape, chanson tragique à la mélodie soyeuse, à Giver, chanson noyée dans des sonorités paradisiaques, en passant par The Weight of the World et ses voix aux intonations diaboliques. La variété de leurs compositions et cette capacité à créer des univers sonores ne peut que plaire aux rêveurs qui, comme moi, s'échappent grâce à la musique d'un quotidien des fois un peu trop concret.

Pas de doute Patrick Watson (le chanteur) est un très grand artiste qui va encore illuminer les prochaines années musicales... Je vous conseille l'interview dans le "Tout le monde en parle" locale, dans laquelle il répond dans un Anglo-Quebecois amusant mais qui casse un peu le mythe !


" Bad day, looking for a way,
home, looking for the great escape.
Gets in his car and drives away,
far from all the things that we are.
Puts on a smile and breathes it in
and breathes it out, he says,
bye bye bye to all of the noise.
Oh, he says, bye bye bye to all of the noise."
(The Great Escape - Patrick Watson)



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Vidéo live : Drifters



Clip : The Great Escape



Autres videos

Live - Storm
Live - Close to Paradise
Live - The weight of the World
Interview en Québécois :-)
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Samedi 29 décembre 2007
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Après la pochette plutôt repoussante des Modeselektor, il fallait que je trouve une photo plus agréable à contempler... rien de mieux que le joli visage enfantin de la canadienne Basia Bulat. Bien sûr, ce n'est pas la seule raison qui m'amène à vous en parler ici : j'ai vraiment été emballé par son premier album, Oh My Darling, sur lequel elle fait preuve d'un talent et d'une maturité assez bluffants pour un premier essai.

Alors que l'on nous inonde à la télévision de dizaines de pseudo chanteuses confondant hurlement et émotion, ou bien faisant preuve d'un déficit avéré de sincérité (La nouvelle petite amie de notre président par exemple... :-)), cette jeune chanteuse fait, dés son premier album, une démonstration de bon goût et de sincérité.

Je suis  tombé sous le charme de cette voix un peu abîmée. Pour la petite histoire, elle était aphone avant l'enregistrement, ce qui explique cette voix un peu cassée. On peut espérer qu'elle attrape une bonne grippe avant le prochain album pour rendre sa voix encore plus sensuelle...


basia-bulat.jpg Ce disque est un concentré de fraîcheur. Bien qu'il se situe assez loin des questions existentielles de Cat Power ou des montagnes sinueuses du dernier PJ Harvey, il s'en dégage de très belles émotions qu'elle nous délivre avec beaucoup de légèreté, sans jamais tomber dans la facilité.

L'album s'ouvre avec Before I knew sur laquelle  la jolie chanteuse (cf. photo de droite... et oui...)  est uniquement accompagnée d'un banjo et  de rythmiques réalisées avec les mains. Ce procédé donne beaucoup de spontanéité et de simplicité aux compositions de la jeune canadienne. On retrouve ce même dépouillement sur les titres Little Waltz et December, mais dans un style plus classique cette fois-ci. Ce sont sur les titres I was a Daughter ou bien Snake & Ladders que les orchestrations se montrent plus fournies et plus travaillées. Ces titres sont les plus entraînants de l'album et sont dotés d'une véritable énergie rafraîchissante. The Pilgriming Vine est la chanson la plus folk mais aussi la plus complexe de l'album. Elle est, pour moi, la plus révélatrice du talent de compositeur de la jeune chanteuse et de sa capacité à orner les mélodies d'orchestrations très classieuses.


Après Arcade Fire, Godspeed you! Black Emperor, Patrick Watson ou bien Malajube, Basia Bulat nous prouve encore une fois que nos cousins Canadiens regorgent de talents. Et pendant ce temps là, en France.... rien ou presque... Dans tous les cas, voila un album à apprécier au cours de promenades hivernales ou de soirées bien au chaud.

 

 
 
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Vendredi 28 décembre 2007
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Avant de se souhaiter une bonne année, j'avais vraiment envie de revenir sur cet Happy Birthday envoyé en pleine face par les Modeselektor. Des anniversaires comme ça j'en redemande... Voilà un album qui n'est pas de circonstance en cette période de Noël mais qui aurait au moins mérité le même tapage médiatique que celui qui entoure l'album de Justice. 

Ici, pas de joyeux anniversaire avec papi-mamie mais un anniversaire avec des grosses basses, des bons sons synthétiques et des invités remis à la sauce Modeselektor (TTC, Paul St Hillaire, Les Puppetmastaz, Siriusmo, Thom Yorke ...)

Les Modeselektor sont deux allemands, environ la trentaine chacun, qui commencent à avoir une belle réputation dans l'univers de la musique électronique. Leur style est assez unique, basé sur des basses gonflées à bloc, un son assez lourd et la présence de nombreux artistes leurs permettant de produire des titres assez variés.

Il y a tout dans cet album... Pour les basses bien marquées et les synthés à tout va, les titres Godspeed et Deboutonner (Feat. Siriusmo) sont des classiques du style Modeselektor. Let Your Love Grow (Feat. Paul St. Hillaire) est terriblement hypnotique et la voix de Paul St Hillaire vient parfaitement se fondre dans les vagues sonores des synthés. Pour les amateurs d'électronica et de musique cristalline plus subtile, Edgar est un modèle du genre. Et puis il a The White Flash (Feat. Thom Yorke) dans laquelle, une fois encore, maître Thom donne une leçon de musicalité et vient éclabousser le titre de toute sa classe.... Enfin, pour le côté hip-hop, on se tournera vers The Dark Side Of The Sun (Feat. Puppetmastaz) dans laquelle les marionnettes déjantées viennent parfaitement répondre de leurs voix nasillardes aux sons électros.

Ce disque a été pour moi une très bonne surprise. Sa variété, la qualité des artistes présents et l'énergie qui l'anime en font l'une des toutes meilleures sorties électros de l'année. Allez! je repars faire vibrer les fenêtres avec une injection de grosses basses signées Modeselektor.



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Mercredi 26 décembre 2007

Voila un drôle d'oiseau qui est venu éclairer mon année musicale. En deux albums, Armchair Apocrypha (2007) et The Mysterious Production of Eggs (2005), cet illustre inconnu s'est mué en artiste essentiel de ma discothèque.

Andrew Bird fait partie de ces artistes d'exception capables sur un album, de composer une douzaine de mélodies ciselées et de les orner d'arrangements d'orfèvre. Aujourd'hui, il fait partie, avec Sufjan Stevens, des songwriters les plus créatifs et surtout les plus talentueux...

Le plus remarquable c'est ce mélange d'élégance dans les sonorités, de rêverie dans les textes et d'une incroyable faculté à se renouveler. Les instruments se mélangent et se répondent sans jamais se perdre dans la surabondance et la grandiloquence.

Et puis il y a ce sifflotement qui ferait pâlir de honte le moindre rouge gorge. Car rares sont ceux dont le sifflotement vient embellir de cette manière la musique.


Armchair Apocrypha (2007)



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Cette pochette est magnifique! (L’autre l'est beaucoup moins, cf. ci-dessous)... le plumage soyeux et le côté énigmatique donnent une bonne idée du contenu de cet album.
Imitosis met, des le début de l'album, la barre très haute avec un refrain pop tubesque et une voix très groovy (je n'ai que ce mot en tête....). Armchair est pour moi le Morceau avec un grand M d'Andrew Bird... celui où son talent éclate au plein jour et qui me laisse rêveur à chaque fois que je l'écoute. Il y a tout dans ce morceau... romantisme, poésie, délicatesse et enfin des changements de rythmes incroyables... enfin bref ... un morceau qui se découvre à chaque écoute et qui est digne des plus grands morceaux de bravoure. Et puis il a aussi les sonorités féeriques de Plasticities, l'ambiance montante de Dark Matter et l'envoûtant Cataracts, morceau dont le dépouillement  est teinté d'une grâce exceptionnelle.

On se réfère souvent à Jeff Buckley pour comparer la voix d'Andrew Bird et il est vrai que la filiation est évidente. Il sait chanter de milles façons ... et c'est en cela que le tout semble si original et si travaillé.

Voila un album incontournable de cette année qu'il faut prendre le temps d'écouter tant il est riche et foisonnant de belles mélodies.

 


I dreamed you were a cosmonaut

of the space between our chairs
And I was a cartographer
of the tangles in your hair

I sang the song that silence sings
It's the one that everybody knows, everybody knows
The song that silence sings
And this is how it goes
(Armchairs)


free music
 





The Curious Production of Eggs (2005)


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Cet album est sorti 2 ans auparavant mais je les ai découvert en même temps. Il m'est donc difficile de les dissocier. Cependant, celui-ci est plus intimiste et plus délicat. Les orchestrations sont plus discrètes ce qui le rend moins rythmé mais  encore plus touchant.
On peut citer la douce ballade Sovay, Fake Palindrome et ses influences orientales ou bien le tendre et raffiné MX missile. Et puis, il y a les deux titres génialissimes A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left et Fake Palindromes.
The Happy Birthday Song
vient clore l'album d'une douce et mélancolique chanson d'anniversaire.










Vous l'aurez compris, ces albums m'ont vraiment touché et m'ont accompagné dans mes ballades de bord de mer dans les forêts suédoises. Allez y les yeux fermés... ceux qui ont découvert comme moi cet oiseau rare en sont revenus enchantés.


free music
 
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Vendredi 14 décembre 2007
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Voila la fin de l'année qui s'approche et devant les classements annuels qui commencent à sortir, j'ai réfléchi aux albums qui m'ont le plus marqué au cours de ces douze derniers mois. Deux disques me sont venus à l'esprit et j'ai choisi de commencer par celui des National que j'ai découvert  au cours des premiers jours de mon périple suédois et qui ne m'a pas quitté depuis (je garde le suspense pour le deuxième album)

Je ne connaissais pas ce groupe avant de tomber sur cet album. Devant certaines critiques dithyrambiques à  son sujet je me suis décidé à y prêter une oreille attentive. Et depuis mes oreilles ne quittent plus les trois merveilleux albums de leur discographie !

Alors qu'est ce qui rend ce Boxer si imparable? Sa force réside dans sa simplicité et sa retenue. A une époque où le grandiloquent, le superficiel et le clinquant sont omniprésents dans la production musicale (et dans la société plus généralement. Oui, je fais mon vieux c..), cet album est un grand bol d'air frais.  Et puis il a cette voix qui vient vous mettre à genou et ce ton grave, posé  et rassurant qui laisse percevoir les fêlures laissées par le temps.  Habituellement j'aime des groupes  et des musiques qui sont animés par l'urgence et une certaine forme de folie (Radiohead, Joy Division...). Mais ici j'y ai trouvé autre chose... une sorte de chaleur qui vient vous apporter un peu d'apaisement malgré la mélancolie palpable.

Le début de l'album avec Fake Empire est vraiment incroyable... rarement les premières secondes d'un album m'ont fait si forte impression. Le reste de l'album est du même niveau. Difficile de citer des chansons en particulier même si les deux titres Slow show et  Green Gloves me sont particulièrement chers. Je ne veux pas en faire trop sur cet album qui mérite la même simplicité. Mais comme vous l'aurez compris je vous le conseille vivement : il fait partie des albums les plus beaux que j’ai entendu ces derniers temps.




You know I dreamed about you
for twenty-nine years before I saw you
You know I dreamed about you
I missed you
for twenty-nine years


(Slow show)
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Dimanche 9 décembre 2007
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Je ne serai pas très original cette fois-ci! Cet album a fait l'objet  d'un gros buzz sur le net dans le courant de l'année dernière.  Certains y voyaient du génie, d'autres ont été exaspérés par la voix étrange de la jeune Joanna. Mais ce disque a eu au moins le mérite de ne laisser personne indifférent!

Joanna Newsom est une artiste américaine de 25 ans dont l'instrument de prédilection est la harpe. Ys est son deuxième album, le premier étant un disque Folk au nom de Milk-Eyed Mender.

Le nom de ce disque, Ys, est tiré d'une légende bretonne dont la jeune chanteuse s'est inspirée pour écrire les 5 chansons composant ce disque. Chacune d'entre elles raconte une histoire relative à cette légende. Sa voix est accompagnée de multiples instruments et d'arrangements qui établissent une atmosphère extrêmement évocatrice.
Cet album crée une sorte de magie dans laquelle des univers mystérieux et féeriques viennent prendre forme. Car Joanna Newsom arrive à nous emmener très loin si on ne prend pas garde. On se retrouve au milieu de forêts magiques, entouré de lutins joyeux ou bien en quête de notre princesse... et oui!!!! Elle a réussi à m'emmener jusque là... sans substances illicites.

 


IMG-1320-modifi--.JPG Je vous conseille Only Skin, chanson de 17 minutes qui vous emmènera à travers des  terres et des  univers que l'on a très souvent perdus depuis l'enfance.
 

Un soir de l'été dernier, lors d'un voyage en Norvège, j'ai écouté cette chanson le long d'un Fjord, entouré par la mer et la montagne (voir photo). Cette chanson m'a presque convaincue de la présence de trolls au milieu de ces forêts sauvages et d'univers féeriques au delà des cascades. Il faut dire que le paysage se prêtait à ce genre de rêveries...

Ce disque est donc pour les grands enfants qui aiment les contes et des légendes et qui trouveront dans cet album de quoi  faire voyager leur imagination.

J'ai trouvé peu de vidéos sympas des performances scéniques de Joanna Newsom... la meilleure et la plus représentative est celle-ci : Joanna Newsom - Monkey and Bear


Sinon voila pour Deezer :

 

free music

 




Par Kidays
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Samedi 1 décembre 2007
On m'a fait judicieusement remarquer qu'il serait sympa de pouvoir écouter la musique à partir du blog. Malheureusement pour des raisons techniques et  juridiques :-) je ne peux les mettre directement dans mes  articles. Par contre j'essaierai de mettre des liens vers des sites d'écoute ou bien vers des videos sympas. Alors petite séance de rattrapage pour chaque album :


  • Vic Chesnutt (North star deserter)Myspace

  • Radiohead (Kid A) : Une petite recherche sur Deezer fera l'affaire! Deezer
              Des videos de performances live :              Idiotheque live Canal +
                                                                                          Everything in its right place
                                                                                          Morning Bell
                                                                                          How To Disappear Completely
                                                                                          Motion Picture Soundtrack

  • Home Video (No certain Night or Morning) : Myspace
  • Cat Power (You are free) : Deezer
                                                               Maybe not live

  • The Notwist (Neon Golden) : Deezer

N'hésitez pas à me mettre des commentaires, et à me faire parvenir vos idées sur les albums ou vos suggestions pour le blog. Tous vos avis sont sont les bienvenus!
Par Kidays
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